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Publié le 30-09-2009 dans Actualités

Monsieur Dominique G de V, cessez de hurler que le roi est nu, c’est vous qui l’êtes !

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

L'affaire dans laquelle vous comparaissez n'est pas la plus reluisante de la République. Sans recherchez les responsabilités des uns et des autres, il est clairement établi que les listes qui incriminaient parmi tant d'autres celui qui est devenu le Président de la République étaient des faux. Chronologiquement, la constitution de partie civile du futur chef de l'Etat jouissant d'une protection judiciaire est intervenue avant l'élection. Le lui reprocher aujourd'hui n'est pas juste.

Surtout, vous attaquez le Président de la République dans des termes insultants avant même d'entrer dans le prétoire, alors que le tribunal de la République vous donnera le moment venu comme à tout accusé présumé innocent tout loisir d'expliquer ce que vous avez à dire.

 

Je m'étonne que vous qui avez exercé les responsabilités les plus éminentes, qui avez été honoré par l'Etat de droit qui est le nôtre, compte tenu de votre instruction et de votre extraction, vous n'ayez pas conscience des convenances que l'on doit aux institutions. Non pas pour vous qui êtes doué du cynisme nécessaire aux fonctions que vous avez remplies mais vis à vis des simples citoyens qui votent pour ceux qui les gouvernent.

 

Dans la crise irakienne, vous avez porté haut la voix de la France à un moment où le pays avait besoin d'être fier de lui-même. Les Français le savent ; ils vous respectent pour cela. Ils ne vous en sont pas redevables pour autant. En contestant le détenteur de la magistrature suprême élu par le peuple, alors que vous n'avez pas souhaité solliciter le plus modeste des mandats, vous tentez de mordre la main qui vous nourrit. Personne ne peut vous en être reconnaissant, même si ce combat était légitime.

 

Vous donnez le sentiments de vouloir utiliser toutes les voies de recours dans le cas où la justice prononcerait un jugement que vous estimeriez défavorable. Vous retarderiez ce faisant le silencieux apaisement de la chose jugée. Vous n'en retireriez aucun bénéfice. A l'inverse, dans le cas où vous seriez dédouané, vous ne pourriez que vous félicitez de l'indépendance de la justice dont le garant est celui que vous accablez aujourd'hui.

 

La mouette s'est jetée dans la gueule du requin : vous avez perdu votre procès.

 

 

Osomashi


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