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On observe avec amusement depuis quelques jours une jolie palette d’émotions suscitée par le scrutin européen. Des élections dont on disait pourtant qu’elles laissaient les Français indifférents...
La colère, d'abord, de ceux qui ont connu Dany-le-Vert quand il était encore rouge, et se seraient fait couper les deux mains plutôt que d'appuyer sur le bouton n°13 (un chiffre porte-bonheur, c'était un signe, non ?).
La mauvaise fois de ceux qui soutiennent que 40% de participation « ça ne veut rien dire ».
Les regrets des mêmes, qui se demandent encore pourquoi ils ne se sont pas déplacés. L'espoir, de ceux qui attendaient un 21 avril bis, avec François B. annonçant qu'il se retirait de la vie politique (patience, l'espoir fait vivre !).
La joie des vainqueurs-surprise, qui éclabousse de gloire nos Verts locaux (les mêmes qui reprochaient il y a quelques semaines aux Sévriens de ne pas s'intéresser au développement durable).
L'humour du Modem, qui a remplacé sur son blog la vague orange par le Grand Bleu (pourvu qu'ils ne sombrent pas dans les profondeurs...).
La consternation des socialistes, qui s'effondrent un peu plus chaque fois. Même Ségolène est sans voix, c'est dire.
Ce 7 juin avait des airs de soir de Coupe du Monde 98, avec un électorat électrisé (à l'éolienne), communiant aux valeurs fraternelles et planétaires portées par deux colistiers médiatiques (Dany & Eva) qui partagent déjà le même coiffeur. Sur fond de documentaire prophétique, nous sommes tous des écologistes (nos parents avaient déjà été des juifs-allemands, bien joué Dany !). Pour combien de temps ? Car ce serait oublier que l'écologie qu'on nous propose est avant tout politique. Est-elle pour autant durable ? Or Nicolas Sarkozy l'a dit depuis longtemps : ensemble, tout est possible. N'oublions pas de trier nos déchets...
Victoire Enchantant |